Dans de nombreux villages français, l’absence de ligne de bus régulière ou de taxi disponible complique le moindre déplacement : un rendez-vous médical, un entretien d'embauche, les courses de la semaine. Face à ce constat, une plateforme baptisée Atchoum poursuit son déploiement dans plusieurs territoires ruraux, en combinant covoiturage régulier et transport solidaire à la demande. Un dispositif concret, qui vient compléter l’offre de services locaux disponible hors des grandes villes.
Un double service : trajets réguliers et solidarité de proximité
Atchoum fonctionne sur deux volets distincts. Le premier est un covoiturage classique, pensé pour les trajets récurrents comme le domicile-travail : chaque utilisateur s’inscrit sur le site de la plateforme, indique ses disponibilités et peut proposer ou rechercher un trajet existant. Le second volet, le transport solidaire, s’adresse aux personnes sans véhicule ou isolées, qu’il s’agisse de seniors, de jeunes sans permis ou de personnes en difficulté passagère. Des conducteurs bénévoles assurent alors un aller-retour pour un rendez-vous médical, une démarche administrative ou un entretien d'embauche.
Contrairement à d’autres applications de mise en relation, Atchoum revendique l’absence de commission prélevée sur les trajets : les sommes versées servent uniquement à indemniser le conducteur pour ses frais de déplacement. Plusieurs collectivités précisent par ailleurs que le règlement peut s’effectuer par carte bancaire ou, progressivement, via des tickets mobilité distribués dans les mairies et les points d’accueil du territoire.
Comment réserver un trajet
La prise en main du service reste volontairement simple, pour rester accessible à un public peu familier du numérique :
- Pour le covoiturage régulier, l’inscription se fait directement en ligne sur le site d’Atchoum, en indiquant son trajet habituel et ses horaires.
- Pour le transport solidaire, la demande peut être passée par téléphone, au numéro dédié, sans surcoût d’appel, ou via le site internet.
- Les conducteurs volontaires, de leur côté, doivent se signaler auprès de la plateforme, qui vérifie notamment la validité de leur assurance avant toute mise en relation.
Cette dernière étape concerne directement les habitants prêts à donner un peu de leur temps : plusieurs communautés de communes relaient actuellement un appel à conducteurs solidaires, le nombre de volontaires disponibles conditionnant la capacité du service à répondre à toutes les demandes, notamment celles liées à l’accès aux soins pour les personnes âgées les plus isolées.
Une solution qui essaime dans les territoires ruraux
Née en 2017, la plateforme n’est plus un projet isolé : elle est aujourd’hui adoptée par des communautés de communes situées dans plusieurs régions, de la Haute-Marne à l’Orne, qui y voient un complément au transport à la demande classique plutôt qu’un concurrent. L’objectif affiché est de couvrir des déplacements que les dispositifs existants ne traitent pas toujours bien, notamment les trajets entre deux territoires ruraux voisins, hors des grands axes vers les préfectures.
Ce mouvement s’inscrit dans une réflexion plus large sur le maintien des services de proximité en zone rurale, où le recul des commerces et des guichets physiques pousse les collectivités à inventer des solutions hybrides, mi-publiques mi-associatives. Sur ce terrain, l’enjeu du repérage des zones mal desservies rejoint celui, plus ancien, de la survie des derniers commerces de village, à l’image des relais Poste qui sauvent les services de proximité dans certaines communes.
La mobilité reste toutefois le point faible le plus souvent cité par les habitants des zones peu denses. D’autres aides existent en parallèle, comme la prime pour rouler en voiture électrique d’occasion destinée aux aides à domicile, confrontées quotidiennement aux mêmes problématiques de déplacement auprès de publics âgés. Ensemble, ces initiatives dessinent une palette d’astuces et de solutions concrètes pour continuer à vivre, travailler et se soigner loin des métropoles.
Questions fréquentes
Atchoum est-il gratuit ?
Non, les trajets sont payants pour le passager, mais la somme versée sert uniquement à indemniser le conducteur pour ses frais de route : la plateforme ne prélève pas de commission sur les échanges.
Qui peut devenir conducteur solidaire ?
Toute personne volontaire disposant d’un véhicule assuré peut se signaler auprès de la plateforme, qui vérifie les documents avant de permettre les mises en relation avec les bénéficiaires du transport solidaire.
Le dispositif remplace-t-il le transport à la demande existant ?
Non, les collectivités qui déploient Atchoum le présentent comme un complément à l’offre de transport à la demande déjà en place, pour couvrir des trajets ou des horaires que les dispositifs classiques ne prennent pas en charge.
Sources
- Communauté de communes des Trois Forêts
- Journal de la Haute-Marne
- Communauté de communes Rives du Couesnon
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale