Les Français changent discrètement leur manière de vivre leur quotidien. Une vaste étude TGI France 2026 menée par Kantar Media auprès de 15 000 personnes dessine les contours d’un nouvel art de vivre, marqué par la défiance envers les algorithmes, un besoin croissant de nature et un retour à des gestes plus concrets. Un mouvement de fond qui touche aussi bien les loisirs que la consommation ou l’usage de l’intelligence artificielle.
La radio résiste mieux que les playlists automatiques
Premier enseignement de l’étude : 54 % des Français disent préférer la radio aux recommandations musicales générées par des algorithmes, contre seulement 22 % qui plébiscitent les playlists automatiques. Ce chiffre traduit une forme de lassitude envers la personnalisation à outrance, au profit d’une sélection éditoriale assumée par des humains. Le même réflexe se retrouve dans la consommation de contenus en général, où une partie du public cherche à reprendre la main sur ce qu’on lui propose.
Un besoin vital de nature et de déconnexion
59 % des personnes interrogées déclarent ressentir un besoin vital de contact avec la nature. Ce chiffre s’inscrit dans une tendance déjà visible dans les choix de destinations de vacances : la Bretagne a par exemple détrôné la Côte d’Azur comme destination préférée des Français, portée justement par cette recherche de grands espaces et d’authenticité plutôt que par la seule météo. Un retour au concret qui se vérifie aussi dans l’engouement pour le jardinage ou les circuits courts alimentaires, deux habitudes en nette progression selon l’étude.
L’intelligence artificielle, utilisée sans mise en scène
Autre enseignement marquant : 47 % des utilisateurs d’IA générative l'emploient pour des tâches pratiques du quotidien, loin de l’image spectaculaire souvent associée à ces outils. 30 % l’utilisent dans un cadre éducatif ou professionnel, et seulement 9 % pour produire du contenu destiné aux réseaux sociaux. L’IA s’installe ainsi discrètement dans la vie de tous les jours, un peu à l’image de ce qui se passe déjà avec les assistants domestiques ou les recommandations du Sénat sur l'empreinte environnementale de l’IA : un usage pragmatique, loin des discours alarmistes ou euphoriques.
Solitude et santé mentale, deux sujets encore tabous
L’étude pointe aussi un paradoxe : 45 % des sondés disent ressentir de la solitude, et 58 % considèrent que la santé mentale reste un sujet taboue dans leur entourage. Ce constat rejoint une tendance plus large déjà observée dans d’autres domaines du bien-être, où la clarté et la simplicité priment de plus en plus sur l’image ou le prix dans les choix des Français. Simplifier son quotidien devient une réponse concrète à ces fragilités, plus qu’une simple mode passagère.
Pourquoi ce mouvement s’installe durablement
- Une défiance croissante envers les recommandations automatisées, perçues comme uniformisantes.
- Un besoin de nature et de déconnexion renforcé par la fatigue numérique.
- Une adoption pragmatique de l’IA, utilisée comme un outil discret plutôt qu’une vitrine.
- Une attention plus grande portée à la santé mentale, encore freinée par le tabou.
Ces quatre tendances dessinent un art de vivre plus sobre et plus sélectif, où les Français choisissent consciemment ce qu’ils laissent entrer dans leur quotidien plutôt que de le subir.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que l’étude TGI France 2026 de Kantar Media ?
Il s’agit d’une vaste enquête menée par l’institut Kantar Media auprès de 15 000 personnes en France, qui mesure les habitudes de consommation, les usages numériques et les modes de vie des Français.
Pourquoi les Français préfèrent-ils encore la radio aux playlists algorithmiques ?
Selon l’étude, 54 % des sondés privilégient la radio, qui conserve une dimension humaine et éditoriale, face à 22 % seulement qui plébiscitent les recommandations automatiques jugées trop uniformisées.
Comment les Français utilisent-ils l’intelligence artificielle au quotidien ?
Près d’un utilisateur sur deux (47 %) s’en sert pour des tâches pratiques du quotidien, 30 % dans un cadre professionnel ou éducatif, et seulement 9 % pour créer du contenu destiné aux réseaux sociaux.
Sources
Le Gâtineau Express —
AGNet, sondage Elabe pour BFMTV
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale