De plus en plus de Français franchissent la porte d’un praticien du bien-être pour prendre soin d’eux-mêmes, aussi bien sur le plan physique que psychologique. Selon le baromètre annuel publié par la plateforme Resalib, mené du 16 mars au 7 avril 2026 auprès de 2 373 répondants, 58,5 % des Français consultent avant tout pour améliorer leur condition psychologique, devant la condition physique (55,2 %). Un signe que le soin de soi s’installe durablement dans les habitudes, loin de l’image d’un simple effet de mode.
Un secteur qui se structure et gagne en légitimité
Le baromètre, relayé par le Syndicat des professionnels du bien-être et de la santé intégrative, montre que ces pratiques ne se substituent plus à la médecine conventionnelle mais viennent la compléter : 34,2 % des répondants déclarent consulter un praticien en parallèle d’un traitement médical classique. L’ostéopathie reste la pratique la plus consultée (77,8 % des répondants y ont déjà eu recours), suivie de l’hypnothérapie (37,1 %), de la réflexologie (36,5 %), de la kinésiologie (34,7 %) et de la sophrologie (34,5 %), plébiscitée notamment à l’approche de la rentrée pour apprivoiser le stress.
La santé psychologique, premier moteur de consultation
- 66,7 % des personnes interrogées jugent les pratiques de bien-être « utiles » ou « efficaces »
- 50,5 % des Français se sentent aujourd’hui bien informés sur ces pratiques, contre 42,9 % en 2025
- Seulement 11,4 % vérifient l’appartenance du praticien à un syndicat professionnel avant de consulter
- 53,3 % jugent la description précise de la pratique proposée comme le critère de choix numéro un
Cet écart entre l’intérêt croissant du public et la vérification encore limitée des qualifications interroge : les professionnels du secteur appellent à davantage de pédagogie pour aider chacun à s’orienter vers un accompagnement adapté à sa situation, sans confusion entre bien-être et actes médicaux.
Un marché qui pèse désormais plus de 30 milliards d’euros
Au-delà des pratiques individuelles, c’est tout un marché qui se développe. D’après les données compilées par Zen Agenda, le marché français du bien-être dépasse aujourd’hui les 30 milliards d’euros, porté par une croissance annuelle de 5 à 7 %. Environ 67 % des Français utilisent au moins un service de bien-être chaque année, et 32 % le font mensuellement, pour une dépense moyenne comprise entre 450 et 700 euros par an — un montant qui grimpe fortement chez les utilisateurs réguliers. Le bien-être en entreprise progresse lui aussi de plus de 10 % par an, signe que les employeurs s'emparent également du sujet pour accompagner leurs salariés.
Comment s’orienter sans se tromper
Face à la multiplication de l’offre, quelques réflexes simples permettent de faire un choix éclairé : vérifier la formation du praticien, privilégier une pratique complémentaire plutôt que substitutive à un suivi médical en cas de trouble avéré, et ne pas hésiter à comparer plusieurs approches avant de s’engager. Le soin de soi gagne aussi du terrain dans l’art de vivre au quotidien, entre rituels de relaxation, respiration et reconnexion à son corps.
Questions fréquentes
Le bien-être remplace-t-il un suivi médical ?
Non. Les praticiens et syndicats du secteur insistent sur la complémentarité : les pratiques de bien-être accompagnent un suivi médical classique, elles ne s’y substituent pas, en particulier en cas de pathologie avérée.
Quelles sont les pratiques les plus consultées en France ?
Selon le baromètre Resalib 2026, l’ostéopathie arrive largement en tête, suivie par l’hypnothérapie, la réflexologie, la kinésiologie et la sophrologie.
Pourquoi la rentrée est-elle une période propice à ces pratiques ?
La reprise du rythme scolaire et professionnel génère souvent une hausse du stress et de la fatigue, ce qui pousse de nombreux Français à se tourner vers des techniques de relaxation comme la sophrologie ou la cohérence cardiaque.
Sources
Syndicat des professionnels du bien-être et de la santé intégrative —
Resalib, enquête bien-être 2026 —
Zen Agenda, chiffres du marché du bien-être
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale