Boulangers, plombiers, coiffeurs, garagistes : les commerces et artisans de proximité traversent une nouvelle période difficile. Selon une enquête Xerfi menée pour l’Union des entreprises de proximité (U2P) auprès de plus de 7 600 chefs d’entreprise, l’activité du secteur a reculé de 1,3 % sur un an au printemps 2026, après une baisse de 0,4 % seulement au premier trimestre. Une troisième année consécutive de recul qui s’explique par plusieurs facteurs cumulés.
Le bâtiment en première ligne
Tous les métiers ne sont pas touchés de la même façon. Le bâtiment reste le secteur le plus fragilisé, avec un recul d’activité de 3 % sur la période. Une étude distincte, portant spécifiquement sur le premier trimestre 2026, chiffre la baisse à 1,5 % sur un an pour l’artisanat du bâtiment dans son ensemble, avec le neuf en recul de 2,5 % et la rénovation énergétique en repli pour le sixième trimestre d’affilée (-1,5 %), signe que le ralentissement des aides à la rénovation pèse durablement sur le carnet de commandes des artisans.
Des marges rongées par les coûts
Du côté de l’alimentaire, le commerce et l’artisanat de proximité (boulangeries, boucheries, primeurs) enregistrent un repli de volume de 1,9 % sur douze mois, mais leur chiffre d’affaires ne recule que de 0,8 %, l’inflation des prix alimentaires compensant en partie la baisse de fréquentation. Ailleurs, la hausse des coûts de l’énergie et des matières premières, en partie liée aux tensions internationales sur le marché du pétrole, pèse directement sur les marges : environ 70 % des artisans qui constatent une érosion de leur marge l’attribuent à cette hausse des coûts.
Trésoreries sous tension, emplois supprimés
- Le solde d’opinion sur la trésorerie atteint -18 points, un niveau qui traduit une inquiétude croissante des dirigeants.
- Un quart des entreprises de proximité déclare avoir besoin d’un financement, pour un montant moyen de 24 000 euros.
- Environ 12 200 emplois ont été supprimés en 2025 dans les petites entreprises artisanales, une tendance qui pourrait se poursuivre sans amélioration de la conjoncture.
Ces tensions de trésorerie rappellent celles que rencontrent de nombreuses TPE lorsqu’un client tarde à régler ses factures : notre article sur la procédure de recouvrement de créances simplifiée en 2026 détaille les recours possibles.
Le commerce de proximité, un enjeu aussi pour les territoires
Face à ce contexte, l’État a multiplié les dispositifs de soutien, qu’il s’agisse des neuf mesures pour redonner vie aux commerces de centres-villes ou des aides ciblées sur les petits commerces qui maintiennent les services de proximité en zone rurale. Mais ce recul de l’activité artisanale et commerciale s’inscrit aussi dans un contexte macroéconomique plus large, marqué par une croissance atone et une dette publique sous surveillance, qui pèse sur la confiance des ménages et donc sur leur consommation de proximité.
Questions fréquentes
Quels secteurs de proximité sont les plus touchés en 2026 ?
Le bâtiment arrive en tête avec un recul de 3 %, suivi par l’artisanat et le commerce alimentaire, en baisse de 1,9 % en volume sur douze mois.
Pourquoi les marges des artisans se dégradent-elles ?
La hausse des coûts de l’énergie et des matières premières, liée notamment aux tensions sur le marché du pétrole, est citée par environ 70 % des artisans concernés par une baisse de leur marge.
Cette baisse d’activité a-t-elle un impact sur l'emploi ?
Oui : environ 12 200 emplois ont été supprimés en 2025 dans les petites entreprises artisanales, et la tendance pourrait se poursuivre si la conjoncture ne s’améliore pas.
Sources
- U2P France — Enquête Xerfi/U2P sur les entreprises de proximité
- Les Nouvelles de la Boulangerie — Un recul généralisé
- Authueil — Pourquoi l’activité de l’artisanat recule au premier trimestre 2026
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale