Envie de changer de métier à la rentrée ? Un nouveau dispositif entré en vigueur cette année pourrait bien faciliter le pas. Depuis le 1er janvier 2026, la période de reconversion (PREC) remplace deux anciens mécanismes jugés trop complexes, l’action de reconversion ou de promotion par l’alternance (Pro-A) et les Transitions collectives (TransCo). Objectif affiché : simplifier concrètement les parcours de ceux qui veulent, ou doivent, changer de métier.
Un dispositif issu d’un accord entre partenaires sociaux
La période de reconversion découle de la loi n°2025-989 du 24 octobre 2025, qui transpose l’accord national interprofessionnel sur les transitions et reconversions professionnelles. Deux décrets d’application, publiés le 28 janvier 2026, en précisent les modalités concrètes. Porté par l’entreprise, le nouveau cadre couvre aussi bien les reconversions internes (évoluer vers un autre métier chez son employeur) qu’externes (se former pour rejoindre un secteur qui recrute).
Le CPF, en complément
Le salarié conserve la possibilité de mobiliser son compte personnel de formation en complément du dispositif : jusqu’à 50 % de ses droits acquis peuvent être utilisés pour financer une reconversion interne. De quoi élargir le champ des formations accessibles sans attendre une aide unique de l'employeur ou de France Travail.
Ce que révèlent les baromètres sur l’envie de changer de métier
Le sujet tombe à point nommé : selon le Baromètre Formation & Emploi publié par Centre Inffo, plus d’un actif sur deux envisage une reconversion au cours de sa carrière, mais 18 % seulement franchissent le pas avec des démarches concrètes. Parmi les raisons les plus citées : la recherche d’un métier plus proche de ses valeurs personnelles, une meilleure rémunération, et un sentiment négatif vis-à-vis de son poste actuel. Un contexte qui s’inscrit dans un marché du recrutement plus tendu, avec moins d’offres et davantage de concurrence entre candidats.
- Plus d’un actif sur deux envisage une reconversion, mais seuls 18 % passent à l’action
- Le CPF peut financer jusqu’à 50 % d’une reconversion interne, en complément de la PREC
- Le dispositif remplace Pro-A et TransCo depuis le 1er janvier 2026
- Numérique, enseignement et économie circulaire figurent parmi les secteurs les plus demandés
Un coup de pouce qui s’adresse à tous les âges
La reconversion n’est plus l’apanage des jeunes actifs en quête d’un premier virage de carrière. Alors que l’emploi des seniors atteint un niveau record en France, de plus en plus de salariés expérimentés utilisent ce type de dispositif pour se réorienter vers des secteurs porteurs, plutôt que de rester sur un poste en décalage avec leurs attentes.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la période de reconversion (PREC) ?
C’est le nouveau dispositif, en vigueur depuis le 1er janvier 2026, qui remplace Pro-A et les Transitions collectives pour accompagner les salariés dans un changement de métier interne ou externe à leur entreprise.
Peut-on cumuler la PREC avec son CPF ?
Oui, le salarié peut mobiliser son compte personnel de formation en complément, à hauteur de 50 % maximum de ses droits acquis pour une reconversion interne.
Qui décide du déclenchement d’une période de reconversion ?
Le dispositif est à la main de l’entreprise, qui l’active pour accompagner un salarié vers une reconversion interne ou externe, dans le cadre fixé par les décrets d’application de janvier 2026.
Sources
Afpa —
FNTP —
Rebondir.fr
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